Messageries lyonnaises de presse

Destruction de 50 emplois

25 janvier 2017

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D’après la Correspondance de la presse du 24 janvier 2017, les Messageries lyonnaises de presse (MLP) mettraient en place un plan de départs volontaires (PDV) qui porterait sur une cinquantaine de postes.

Ce plan aurait été présenté il y a plusieurs mois devant les représentants du personnel, “comme étant nécessaire pour adapter l’entreprise à anticiper l’attribution du marché dans les prochaines années” et devrait concerner toutes les catégories de personnel.

De plus, la correspondance de la presse annonce que les MLP prévoiraient un plan d’économie de 5 M€ entre 2016 et 2017 et convoqueraient une assemblée générale le 7 février prochain afin d’approuver les nouveaux barèmes de la messagerie qui seraient construits sur des unités d’œuvres et non plus sur une base ad valorem.

Sur cette question des barèmes, l’Autorité de régulation de la distribution de la presse (ARDP) aurait déjà rendu une décision de « non-lieu à statuer » le 1er décembre 2016.

En attendant, c’est encore et toujours les salariés qui font les frais de cette réforme globale de la distribution de la presse en cours, aussi bien à Presstalis, aux MLP que dans les dépôts privés.

Dans le même esprit, l’imprimeur exclusif de la presse national, le groupe Riccobono, orchestre les fermetures de certains sites d’impressions pour améliorer son ordinaire au détriment des salariés et de leurs familles.

A quand la construction d’un cadre légal sur la presse et l‘information pour stopper enfin les concentrations de titres au sein de grands groupes de presse ou de banques d’affaires et les suppressions d’emplois ?

Pour une information pluraliste et libre, les médias ne doivent pas être centralisés dans les mains du pouvoir de l’argent et doivent être encadrés par la loi afin de préserver leur indépendance éditoriale et financière.

La Filpac-Cgt revendique une loi pour la presse et l’information avec une refonte complète des aides à la presse afin qu’elles retrouvent tous leurs sens et ne servent que les intérêts des citoyens et de la démocratie.

Montreuil, le 25 janvier 2017