Champagne médias CGT

Une bonne année à tous pour 2018

16 janvier 2018

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Les sections syndicales CGT du journal L’union/L’Ardennais souhaitent à tous les salariés du journal et au-delà à tous les salariés de la toute nouvelle entité « Rossel Est médias » leurs meilleurs vœux pour l’année 2018. Des vœux de santé, des vœux d’épanouissement dans la vie professionnelle et personnelle et des vœux de richesse (il en faut un peu quand même), bref des vœux de bonheur à tous.

« Des résultats à faire briller les yeux d’un banquier »

La richesse et la santé. Voila ce que l’on peut retenir au vu des comptes du journal à la fin 2017. « Des résultats à faire briller les yeux d’un banquier ». Ce sont les mots employés par l’expert-comptable du cabinet Secafi au cours du CE de fin décembre. Plus de 10% de rentabilité́ (nous sommes les meilleurs élèves du groupe Rossel France), un endettement maitrisé, des fonds propres, 5 ans après l’arrivée de Rossel tous les feux sont au vert. Les journaux du défunt Pole cap achetés pour quelques francs belges en 2013 sont estimés aujourd’hui à près de 50 M d’euros !

« S’engager et faire bouger les choses »

Après 5 ans de navigation en zone d’inconfort, de sacrifices d’effectifs, de conditions de travail en constante dégradation, ces résultats doivent nous donner à tous la volonté́ de s’engager et de faire bouger les choses. Nous avons démontré notre capacité à faire face dans les moments difficiles, à nous adapter aux changements, aux mutations liées à la révolution numérique et nous continuerons à le faire. Mais il est plus que temps de redonner la parole aux employés, journalistes, ouvriers, cadres et de prendre en compte nos revendications et nos aspirations : temps de travail, grilles de salaires, bien-être au travail, plan de carrière, formation, santé, pénibilité… La nouvelle direction propose un travail « collaboratif » pour construire notre journal et notre entreprise de demain. « chiche !”, c’est la réponse que la CGT a donné le 12 décembre au cours du raout organisé au Centre des congrès. « chiche !”, c’est ce que nous répétons aujourd’hui et nous demandons, comme gage de bonne volonté, l’ouverture de négociations, avec les représentants du personnel, sur les revendications légitimes des salariés, dans le même temps que s’ouvrent les 9 ateliers. Parkings gratuits, tickets restaurants, droits d’auteurs, primes…Tout doit être mis sur la table.

La réunion du 12/12 aurait pu concerner n’importe quelle entreprise tellement il a été peu question de presse. On nous présente un déménagement innovant mais il s’agit d’aller s’installer dans la zone industrielle la moins attractive de Reims, et surtout la moins bien desservie en transports en commun. Si les salariés ne peuvent pas se garer, on ne voit pas bien en quoi c’est une bonne nouvelle. Il n’est pas envisageable que l’on ne puisse plus avoir un bureau fixe sur lequel laisser ses affaires. A l’heure où les sociétés les plus en pointe oublient les open space, on s’apprête à y replonger pour des années. Bruit incessant, absence d’intimité, multiples témoins à la moindre dissension, circulation des virus… les inconvénients ne manquent pas. Ils existent au siège comme dans les agences délocalisées.

«#inventons2020»

Rossel Est médias ou Pôle Cap, aucune entité durable ne se fera si elle n’est pas accompagnée d’accords d’entreprise solides qui garantissent les droits et les acquis des salariés de chaque société. On nous parle de groupe, là encore nous répondons « chiche ! » et nous demandons que le comité de groupe devienne une vraie instance avec des moyens et des réunions régulières. Les sections CGT du journal L’Union/L’Ardennais, n’ont pas attendu et ont d’ores et déjà̀ entamé la création d’une « business unit » avec leurs camarades de l’Est Eclair et de Cap Régies.

Elle pourrait s’appeler Champagne médias CGT.

Le 12 décembre 2017, seuls, nous avons porté votre voix, nous continuerons en 2018 comme nous le faisons depuis toujours dans toutes les réunions.

Rejoignez-nous !

Catherine Frey, reportage, au 03 26 50 50 34

Pascal Froidefond, rédaction locale de Château-Thierry au 03 23 84 11 83

Christophe Namurois, rotatives nuit, au 03 26 09 95 00


Dernière minute : 3 questions exclusives et fictives à Bernard Meurdoque, patron imaginaire de médias.

Question : M Meurdoque, comment voyez vous l’avenir de la presse à l’horizon 2020 ?

Réponse : C’est révolutionnaire mais simple, cela vient des States : deux courbes. Celle du bien-être au travail et celle des bénéfices. Quand la première augmente, la deuxième aussi. C’est automatique et prouvé.

Question : Comment comptez vous mettre en place ce concept dans votre groupe ?

Réponse : J’ai un brainstorming dans 2,15 minutes avec mes managers décisionnels. Nous allons, step by step, en co-working, revoir nos benchmarks.

Question : Quels conseils donnez-vous à vos collaborateurs pour accompagner ce mouvement ?

Réponse : Ils ne doivent pas perdre une minute et adhérer immédiatement à la CGT. Ils peuvent me contacter à tout moment by talk spirit pour obtenir un bulletin d’adhésion.