FILPAC-CGT Chapelle Darblay Grand-Couronne

Retrouver confiance !

9 septembre 2017

Partagez :
Partager sur Facebook
Partager sur Twitter

« Les salarié-e-s ne doivent pas être perçus comme le maillon faible mais comme les garants de la fiabilité des installations »

Réunion Organisation. CHSCT du 31/08/2017.

Comme l’oblige la législation (pour l’instant), la Direction a consulté le CHSCT sur le volet «Conditions de Travail » de la nouvelle organisation.
L’occasion pour les Représentants du Personnel de poser les questions remontées par les salarié-e-s.
Celle qui revient le plus : Qui remplace les superviseurs
de production pour les tâches journalièresou en cas
d’absence non programmée ?
Du côté PM6, comme du côté Dip et Energie l’inquiétude domine même si l’arrivée d’un remplaçant de ligne supplémentaire doit compenser ce changement.
Comme d’habitude, la Direction présente le travail prescrit à travers des Définitions de Postes mais rien sur le travail réel et encore moins sur les formations à venir…Devant l’ampleur de la tâche, une nouvelle réunion est programmée le 4 octobre ; en attendant, les discussions sur le terrain avec l’Encadrement, connu officiellement, doit permettre d’avancer sur les conditions dans lesquelles le travail doit se faire, en tenant compte de la qualité de vie…au travail !

Remplacement du Responsable Maintenance : Réponse évasive du DRH qui cherche un nouveau profil !!!( toujours ça de gagner sur le bordel organisé, on continue à jeter l’argent par les fenêtres !)

Nous proposons des assemblées du personnel pour échanger et débattre de cette nouvelle organisation, avec les éléments que nous possédons à ce jour.

18, 19, 21 et 25 septembre,
de 9h30 à 11h30 et de 14h à 16h : Salle du Comité d’établissement.

Réunion des Délégués du personnel : 31 août

La lenteur des processus de recrutement, la période d’été défavorable, les PSE, le Service RH réduit à sa plus simple expression ne facilitent pas la tâche du personnel. Qui s’en soucie ?
Médecine du travail : Aucune avancée, aucune amélioration pour le personnel ; que deviennent, par exemple, les habilitations ARI (Appareil Respiratoire Isolant) si importantes sur les industries à risques, comme Chapelle ?
Gestion produits chimiques : Embauche d’une personne supplémentaire : Pas d’actualité. C’est vrai que tout va bien !!! (Pour votre info : Plus de fonds canelés, plus d’azurant mi-août pour la fin du Brite !)
L’absence conjointe de certaines personnes s’est fait remarquer encore cet été, deux poids deux mesures ?
Refus de congés : Avoir impérativement qu’une seule règle, pour tous, et faire preuve de bon sens lorsqu’on peut autoriser un congé supplémentaire…ça peut servir.
Rafraichir la mémoire des personnes qui ont le porte-monnaie : Le fonctionnement actuel du lavage des vêtements de travail répond simplement à la réglementation et résulte d’une négociation, il remplace les dotations annuelles. Encore faut-il respecter sa parole, question d’honneur !
Gestions paie et pléiade : Faudra-t-il aller en justice pour que nos droits soient respectés, comme la Médecine ?
De nouvelle tâches sont demandées aux salariés, sortant de leur cœur de métier (tiens, tiens), et permettent de faire des économies substantielles. Il serait opportun de récompenser les efforts fournis.
Des postes supprimés lors du PSE de 2014 ne peuvent resurgir aujourd’hui sous une nouvelle appellation, le beurre…

Arrêt de l’usine.

Qui a pu choisir d’arrêter les installations le dimanche au retour des congés pour l’équipe A ?
Qui nous dira combien nous coûte ce report d’arrêt que nous chiffrons entre 600 et 800 000€ ?
Qui a pris en compte la fatigue du personnel après la sixième équipe et les refus de congés pour récupérer des factions en 7×2 ?
Qui a décidé d’occuper la salle de contrôle Dip/Energie pour les consignations Chaudière alors que les opérateurs Dip/Energie travaillent*, enfin, ils essaient ?
*Concentration, calme…
Stop, la coupe est pleine !

Incidents majeurs Acide Chlorhydrique. Service Cent/Energie.

Plus que le coût de ces deux incidents successifs, c’est le manque d’entretien de telles installations qui interpelle ! (Encore demandé en CHSCT de secteur depuis des années !!!)
Le magazine « Santé et Travail », référence en la matière, rappelle dans son article sur les Industries à risques que : (N°99, juillet 2017)
« A la suite de plusieurs accidents industriels, les analyses ont montré que ceux-ci pouvaient s’expliquer, non par des comportements inadaptés des salariés, mais par une accumulation de défaillances dans l’organisation…l’absence de communication entre les services…l’occultation des alertes, des coupes budgétaires visant les postes Hygiène, Sécurité, Environnement ou la maintenance des installations, le recours à l’intérim, ou encore un management de la Sécurité trop administratif. » CQFD.

Mobilisation générale pour le 12 septembre.

Les effets de la loi travail XXL sur les IRP (Institutions Représentatives du Personnel)

Dans ce même numéro de « Travail et Santé », le rédacteur en chef, François Desriaux s’interroge sur le devenir des CHSCT, en titrant dans son édito :

Clap de fin pour le CHSCT ?

Pourquoi la fusion des instances C.E, D.P et CHSCT est- elle une mauvaise mesure pour la santé au travail ?
L’article 2 de cette loi annonce la couleur : les attributions, les délais d’information-consultation, les modalités du recours à l’expertise de cette future instance unique vont être redéfinis.
Alors que le maître mot …est la libération du travail, tout le
monde a bien compris qu’il s’agit en fait de libérer les
entreprises. Et qu’il n’est pas question de donner plus de pouvoir aux représentants du personnel, comme celui de s’opposer à une réorganisation risquant de mettre en jeu les conditions de travail et la santé des salariés.

De la délégation unique du personnel étendue aux entreprises de moins de 300 salariés par la loi El Khomri d’août 2016, on a surtout retenu qu’elle avait permis d’ «économiser » et sur le nombre d’élus, et sur celui des heures de délégation…
-Enfin, par-dessus tout, parce que tous les experts que nous avons consultés, ou encore le rapport Verkindt publié à l’occasion des 30 ans des CHSCT, aboutissent tous à la même conclusion : la fusion des instances, c’est la dissolution de la question du travail dans les questions économiques, salariales et de gestion des œuvres sociales.
Le contraire de ce qu’il conviendrait de mettre en œuvre pour résoudre la crise du travail…et sans doute aussi celle de l’emploi.

La disparition de nos CHSCT de secteurs, Production, Logistique et Technique/adm. après le PSE de 2014 en est la première démonstration !

Autre effet de la loi travail : Le nouveau contrat de travail « C.D.I.I ».
Bon à savoir si on perd son emploi !
Le CDI, ça va vous connaissez, l’intérim aussi. Mais quid du CDI intérimaire (CDII) ? On fait le point sur ce contrat du XXIème siècle qui concerne de plus en plus de Français. Sur les six premiers mois de l’année, le nombre de CDII signés a doublé !

Comment ça fonctionne un CDI intérimaire ?

Lancé en mars 2014, ce type de contrat un peu particulier permet à des agences d’intérim d’embaucher en CDI des personnes qu’elles vont ensuite envoyer en missions d’intérim chez des clients. Concrètement, le travailleur signe un contrat de travail avec l’agence d’intérim qui précise sa rémunération minimale garantie, son temps de travail, le type de missions qu’il pourra effectuer (3 métiers différents maximum), le périmètre géographique où il pourra être affecté (en général 50km ou 1h30 de trajet du domicile), etc.
Durée du contrat, entre 5 mois et 3 ans !

Dernière minute : Notre rendez-vous au Ministère du Travail, à lire sur le blog Chapelle.

Courrier envoyé à Mme Anu Ahola, notre vice-présidente senior de la division news-retail.
(Courrier envoyé avant la « perte » de la chaudière et faisant suite à nos échanges du mois de juin)


Bonjour Madame Ahola,
Nous tenions à vous remercier pour les échanges que nous avons eu au mois de juin et tenons à apporter les informations suivantes qui permettent de compléter notre argumentaire sur le retard pris dans l’entretien de l’usine Chapelle-Darblay Grand-Couronne, à un moment où le site est en difficulté.
Comme nous vous l’avons rappelé, les PSE successifs ont engendré le gel de l’entretien des ateliers, préjudiciable aujourd’hui à la meilleure rentabilité de notre usine.
Nous évaluons à 300 000 euros environ, par année, depuis 2013, le retard pris dans cet entretien. Une somme gérable dans un budget annuel qui se monte donc aujourd’hui à plus d’un million d’euros, beaucoup moins entendable par les décideurs que vous représentez.
 Le risque pris de reporter l’arrêt de notre chaudière, par ces mêmes décideurs dont vous faites partie, nous est préjudiciable aujourd’hui puisque celle-ci tourne au ralenti depuis la deuxième quinzaine de juillet et ceci jusqu’à l’arrêt. Coût estimé à ce jour : 2304 MWh x 112,3€/MW =258 739€
Nous rappelons ici l’effet négatif sur les opérateurs, les opératrices qui de par leur fonction, leur métier cherche continuellement à optimiser, à développer leur outil pour le bien et donc la rentabilité de leur usine. Sujet que nous avons abordé ensemble.
 Vous faites remarquer que le site n’est toujours pas stabilisé, nous en sommes les premiers attristés et vous comprendrez avec ce complément d’informations que la situation pourrait être encore plus détériorée si le personnel ne consentait pas autant d’efforts.
Les nouveaux objectifs d’économies fixés, viennent entraver la remise en état du site qui date, pour certaines installations de plusieurs décennies, station de pompage en Seine, station d’épuration, PM6 1986, DIP 3 1999, Chaudière Biomasse 2006, et Centre d’Affinage 2009 (dont nous parlons ci-dessous.)
Prendre en considération notre intervention aurait un impact très positif sur l’ensemble du personnel ; sujet également abordé ensemble, et permettrait de retrouver la stabilité demandée et une rentabilité accrue sur ce site qui répond aux besoins et contraintes écologiques actuels.
De notre côté, nous faisons tout pour ancrer UPM-Chapelle-Darblay dans le paysage local, en créant par exemple des échanges avec les écoles sur ce qui fait la force de notre site, le recyclage, la revalorisation, et ce produit que nous sommes fiers de produire, accessible au plus grand nombre, le papier.

Restant à votre disposition, recevez, Mme Ahola, nos sincères salutations.

(J-F Gabala/M. De Barros)

Quelques exemples : (D’après les chiffres de la Direction.)

Remise en état des sols devant le Centre d’Affinage pour zone de stockage : 90k€ en attente.

Sécurité : Remise en état du sol de la rampe du silo 2000 (boues), suite accident de chariot en décembre 2016 et enquête du CHSCT : Plan d’action 70k€ toujours pas réalisé.

Stockage de boues venant de l’extérieur (Entreprise SCA) pour optimiser le fonctionnement de la chaudière : 200k€ Remise en état du Centre d’Affinage : 300k€

Vieillissement du DTR de la DIP : (traitement des déchets) La panne du DTR (25L132) a engendré un stockage sur parc puis reprise par Société Extérieure en cours. (22mx22mx4.3m) x 0.5 densité. 1000t x 130€ = 130k€ qui dorment sur le parc (130€, prix moyen du MPR.)

Incident majeur Acide Chlorhydrique : Vétusté des lieux en raison de la baisse de budget pour l’entretien de la Chaudière. (Voir mail M. Etancelin 27/02/2017) : Coût estimé par la Direction : plus de 60K€ !

Station couleur pour production du Brite : Améliorerait la productivité et donc la rentabilité.
Cuvier de blanchiment pour la production de Brite : Idem
Maintenance : Pas de chiffres précis mais un retard général, amplifié par le message envoyé par le Responsable Maintenance, le 27/02/2017, qui précise que plusieurs interventions ne sont pas validés par le Groupe. (Voir message de M. Etancelin).

PM6 : Vitesse réduite de 100 m en moyenne pour différentes raisons mécaniques depuis plusieurs semaines. ( production juillet : 17700 au lieu de 20 000 tonnes.)
Liste non exhaustive et évolutive selon la lenteur des remises à niveau.

Envoyé le 23/08/2017.