EstMédia-CGT

Réunion de CSE du 29 octobre 2020
La comète financière Ebra

31 octobre 2020

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Situation économique

des entreprises de l’UES

Publicité

Le chiffre d’affaires de la publicité à l’ER est toujours en berne pour ce mois de septembre avec une baisse de 26 %. Au cumul à fin septembre, le recul s’élève à près de 37 %.

Pour la LE, même tendance avec une baisse de CA de 29 % en septembre et au cumul depuis le début de l’année à près de 33 %.

Selon Christophe Mahieu, octobre semblait repartir sur de bonnes bases mais revoilà le confinement…La fin de l’année s’annonce compliquée.

Diffusion ER et VM

C’est toujours la vente au numéro qui souffre le plus. Pour les abonnés, le directeur général annonce une bonne performance, notant au passage qu’ils représentent 80 % de la diffusion. Pour les élus de l’EstMédia, un abonné est un lecteur qui a choisi de nous faire confiance et qu’on doit pouvoir renseigner en cas de problème. Ce service sera-t-il à la hauteur de cette confiance une fois sous-traité dans Ebra Service ?

WEB

Forte baisse de la publicité régionale mais hausse du nombre de pages vues et des visites en septembre, contrairement à la tendance du début d’année. Un réajustement des tarifs d’abonnements pour être plus en phase avec le « marché » explique une hausse des abonnés « pur web » sans effet sur le chiffre d’affaires.

Editions vosgiennes

Les élus s’étonnent du passage à deux éditions dans les Vosges contrairement à ce qui a été présenté dans le cadre du futur journal.

Il y a à peine un mois, trois éditions étaient prévues. Christophe Mahieu, la main sur le cœur, explique qu’il n’est en rien responsable de ce choix.

Il fait porter ce revirement aux équipes vosgiennes. Celles-ci auraient, dans le cadre d’un groupe de travail, privilégié cette solution plus souple à leurs yeux.

Les élus de l’EstMédia sont très dubitatifs sur ce choix qui s’ajoute à des regroupements d’éditions dans la Meuse et la Meurthe-et-Moselle.

Ils s’interrogent sur la stratégie adoptée. Serait-elle en lien avec la volonté de l’ensemble des éditeurs de presse de réduire drastiquement le nombre d’éditions pour deux raisons essentielles :

  • Réduire le nombre de rotos pour diminuer les effectifs
  • Permettre d’accueillir d’autres productions dans les mois à venir en réduisant le temps machine.

Christophe Mahieu ne cache pas que dans le cadre de la modernisation du site industriel, il a toujours été question de récupérer éventuellement des travaux extérieurs.

Pôle assistante sur l’aire urbaine
(Belfort+Montbéliard)

Selon Sébastien Georges, l’objectif est de constituer une équipe « Aire urbaine ». Outre la gestion des accueils et des tâches traditionnelles, cette équipe prendrait en charge, chaque jour, le coulage des pages PIC (Pour sortir, Infos services, Cinéma) de toute les éditions de l’UES.

Le document remis aux élus ne répond pas à toutes les questions posées par l’EstMédia par exemple :

  • Quelles seront les tâches rattachées à la rédaction Belfort et Montbéliard, notamment la prise en compte du digital first ?
  • Quel travail sera confié aux employés privés de ces tâches ?
  • Quel sera le lien entre cette organisation et les formations prévues pour les employés d’agences ?

Sur cette information/consultation du CSE, la direction attendait un avis des élus.

Il va sans dire que cet avis ne pourra être rendu sans réponse à ces interrogations.

Sécurisation des accès au siège
et dans les agences

Dans le contexte actuel, les élus ont souhaité alerter la direction sur le manque de sécurisation dans de nombreuses agences et à Houdemont. Les élus ont fait remarquer que Houdemont ressemblait plus à une passoire qu’à une agence bancaire. Quant aux agences, toutes ne sont pas équipées d’un sas ou d’une gâche d’ouverture de portes pour sécuriser l’entrée.

La direction précise qu’aucune mesure récente n’a été prise. Un point complet sera effectué prochainement promet Christophe Mahieu.

Ebra Events-Ebra Services
Ebra Média LFC

La curiosité des élus de l’EstMédia CGT les a amenés à poser des questions sur la nébuleuse Ebra Events.

  • Quel est le statut des salariés d’Ebra Events ?

Réponse de Christophe Mahieu : « ils sont…hors presse ».

La DRH vole au secours du directeur général en précisant qu’ils sont à la convention Syntec.

  • Combien de salariés ?

Ils sont trois salariés Ebra Events (donc à la convention Syntec) auxquels s’ajoutent six personnes appartenant au RL (convention PQR) et travaillant pour l’événementiel ainsi que trois commerciaux qui sont dans la régie (convention publicité).

Cette nébuleuse peut se transformer rapidement en trou noir si on évoque l’aspect financier. Très difficile en effet de comprendre le système de facturation et de refacturation entre ces structures. Pour le moment, seule certitude : le taux de régie de Ebra Média Lorraine Franche Comté s’élève à 31 %.

Cette interrogation vaudra très prochainement pour Ebra services qui sera au milieu de la relation comptable entre la Régie Pub et l’éditeur Est Républicain et/ou Vosges Matin.

Les experts des futurs CSE auront beaucoup de travail pour décrypter ce bonneteau financier.

  • Et si Ebra Service est trop cher ?

Les élus de l’EstMédia ont interpelé Christophe Mahieu sur le danger que pourrait représenter la tentation de la régie de confier des travaux de publicité ailleurs.

Le directeur général s’est montré ferme sur ce point. Ebra services aura l’exclusivité des travaux de la régie publicitaire. Pas question que la régie s’adresse à une autre structure pour réaliser des travaux graphiques. Christophe Mahieu précise que l’atelier graphique d’Ebra services pourrait être amené à exécuter des tâches provenant d’entreprises hors groupe.