
Filpac CGT / MCC Libourne CGT
Appel à la grève lundi 9 juin 2025
6 juin 2025
• Libourne, le 6 juin 2025
L’ARNAQUE DE PENTECÔTE, ET D’AUTRES… NOUS RESTENT EN TRAVERS DE LA GORGE.
Ce jour n’est pas un jour de solidarité, mais un jour d’arnaque. Nous maintenons notre revendication nationale d’abroger cette loi. Dans de nombreux secteurs professionnels la Pentecôte est fériée de fait, cette mesure ne passe pas et il faut la revoir.
Nous demandons à l’Imprimerie Mcc FRANCE Ouest Libourne de rétablir le lundi de Pentecôte non-travaillé, payé, et de payer elle-même les 0,3% à l’Etat. Depuis une circulaire de novembre 2005, les entreprises ont toute latitude pour cela.
En pratique, de nombreux salariés ont posé des congés, car des écoles et collèges sont fermés. D’autres au forfait-jour feront sans doute une petite journée, et ce à juste titre, vu le contexte !
La prétendue journée de solidarité est en réalité une escroquerie morale accompagnée d’un vol !
La dépendance et l’autonomie doivent être financées par des politiques publiques ambitieuses, reposant sur une juste contribution des entreprises et du capital, pas sur le dos des salarié·es.
Il n’y a pas de recette affectée pour la solidarité au niveau du budget de l’Etat et donc la cotisation versée va au budget général, sans affectation spécifique. Le gouvernement prétend avoir augmenté les ressources pour les caisses correspondantes. Après examen, les montants ne correspondent pas. Et ce n’est même pas garanti d’une année sur l’autre.
C’est le même phénomène que la vignette auto qui – très rapidement – n’a plus servi aux personnes âgées et est devenue une recette fiscale comme une autre.
Le scandale se double ici du fait que les entreprises gagnent de l’argent car elles versent moins que la journée de salaire (0,3% au lieu de 0,46%) et engrangent la valeur ajoutée produite ce jour-là.
En réalité, il s’agit d’un ballon d’essai pour une remise en cause progressive des congés payés (vers des congés à l’américaine ?). Et, comme les professions libérales ne sont pas concernées, ce jour-là, un médecin ou un taxi ce jour-là, peut très bien faire payer le tarif jour férié !
Où est la solidarité dans tout ça ? D’ailleurs, les questions de solidarité se règlent via l’impôt sur le revenu et non pas par le retour à la corvée, qui est une notion d’ancien régime. Enfin, les besoins des personnes dépendantes sont beaucoup plus importants que ce faible apport.
La solidarité, oui. Le travail gratuit, non.