Filpac-Cgt EBRA

EBRA : le rouleau-compresseur s’emballe

9 juin 2021

Partagez :
Partager sur Facebook
Partager sur Twitter

 

 

Montreuil, le 9 juin 2021

 

Mardi 1er juin, la Filpac-Cgt a reçu un courriel de Valérie Noël, DRH du pôle presse du Crédit Mutuel, l’informant du souhait de la direction du groupe EBRA « d’engager une négociation sur la thématique du « Vivre Ensemble » » – formule qui vaut son pesant de cynisme – le 11 juin prochain, en présentiel, dans les locaux parisiens du groupe.

Notre fédération était ainsi sommée de mandater, dans les trois jours suivant la réception de ce courriel, les délégué-e-s chargés de représenter l’ensemble des salarié-e-s du groupe EBRA dans cette négociation, ô combien importante pour l’amélioration la qualité de vie au travail. On mesure la loyauté et le sérieux dont témoigne la direction, au regard du timing imposé et de l’absence de documents pour préparer cette négociation.

Fidèle à ses valeurs, la Filpac a provoqué en urgence une visioconférence regroupant l’ensemble des syndicats CGT du groupe EBRA, afin de recueillir leur réaction à ce « souhait ».

La CGT n’acceptera jamais de cautionner le groupe EBRA s’il pense décider de l’avenir des salariés en faisant abstraction des instances représentatives du personnel qui siègent et œuvrent quotidiennement pour leurs intérêts, dans chaque titre du groupe et chaque filiale fraîchement constituée. Elle n’acceptera pas plus de se substituer aux syndicats d’entreprise à qui doit revenir la responsabilité de négocier des questions telles que le télétravail et la qualité de vie au travail (QVT).

Rappelons que depuis que Philippe Carli a pris les commandes du groupe, c’est en véritable rouleau-compresseur qu’il lamine le social et la santé physique et mentale des salariés :

  • Les rédactions des titres sont exsangues, écrasées sous le poids des procédures restrictives du digital first ;
  • Les journalistes ne sont plus que des producteurs de contenus voués à EBRA Events et à sa communication ;
  • Deux sites d’impression ont été fermés et leurs rotatives tout bonnement jetées à la ferraille ;
  • On ne compte plus les burn-out et les « départs négociés », cette nouvelle façon de se débarrasser de salariés au bout du rouleau ;
  • L’absentéisme est devenu la norme, ultime tentative de se refaire une santé avant de retourner dans l’enfer d’EBRA ;
  • Le fiasco de l’externalisation des services support chez EBRA Services pollue la vie des salariés de l’ensemble des titres, et sème le désarroi parmi les salariés versés dans cette structure.

Par conséquent, au vu des enjeux pour les salariés, notamment ceux qui nous ont fait confiance lors des élections professionnelles et permis d’obtenir 47 % de représentativité toutes catégories confondues, La CGT EBRA choisit de se rendre à la table des négociations le 11 juin prochain.

Qu’il soit bien clair pour tous que notre présence ne servira en aucun cas d’alibi au pôle presse du Crédit Mutuel pour lui permettre de se dédouaner de la souffrance qu’il impose aux salariés avec ses restructurations successives. Nous serons au service de ceux-ci, authentique richesse de ce groupe, qui méritent une véritable qualité de vie au travail et un avenir pour leur emploi.

C’est donc portée par tous les élus de la Filpac-Cgt que notre délégation se rendra à Paris. Mais c’est surtout avec l’assurance que les salariés d’EBRA sauront nous soutenir et agir en conséquence dans le cas où nous devrions les solliciter pour obtenir de la direction de vraies réponses à leurs inquiétudes.