
SINTRACARCOL Sindicato Nacional de Trabajadores de Cartón de Colombia / Syndicat national des travailleurs du carton de Colombie
La destruction du travail au compte gouttes
1 avril 2025
• Barranquilla, Colombie, le 31 mars 2025
Le Conseil d’administration de Sintracarcol, Section Barranquilla, exprime un salut fraternel, solidaire et de lutte ouvrière à toute la communauté du Carton et vous souhaitant du bien-être dans chacun de vos foyers.
Lorsque nous disons « Communauté du Carton », nous faisons référence à chaque travailleur qui, d’une manière ou d’une autre, rend possible la fabrication du papier, des boîtes ou des emballages ; c’est-à-dire depuis le poste de direction le plus élevé, en passant par les surintendants, les ingénieurs, les superviseurs, les auxiliaires, les assistants et nos chers et courageux collègues sous contrat à durée déterminée, qui constituent une partie très importante mais sous-estimée dans tout ce processus papier. Nos « camarades sous CDD », en particulier ceux qui travaillent dans une relation tripartite avec Carton de Colombia S.A. et Sumar Productivity, dont beaucoup ont donné leur jeunesse, toute leur force et pratiquement toute leur vie au service de Carton de Colombia S.A., voient comment s’est développée une « politique d’élimination » des travailleurs plus âgés. Comme si, au lieu de les remercier pour toutes leurs contributions, ils ne méritaient en fait que la punition du chômage et, dans certains cas, la restriction de leur capacité à accéder à une pension bien méritée. En fait, recevoir un pauvre traitement comme s’ils étaient juste des « marchandises périmées. »
Il est regrettable que chez Carton de Colombia, une entreprise du groupe Smurfit Westrock, cette destruction du travail soit systématiquement mise en œuvre contre ceux qui contribuent tant au processus de production de Molino 5.
Quand nous parlons de « destruction du travail », nous n’exagérons pas, car aujourd’hui les camarades Robinson, Diego, Yesid, Rober et Jefrey sont sans soutien pour leurs foyers. Aujourd’hui rien ne garantit le pain, le transport, le logement et la santé dans ces foyers, après avoir tant donné à cette multinationale. C’est-à-dire que ces familles ne peuvent plus subvenir à leurs besoins fondamentaux.
Comme on pouvait s’y attendre, ce qui est en cause est une directive de l’administration colombienne des cartons de Barranquilla, dirigée par M. le directeur général, Ernesto Trinidad Alvarez Mora. Sous son administration, l’un des associés a été réintégré, mais comme par magie, il n’a travaillé que 2 jours chez Molina, après sa réintégration. Nous considérons qu’il s’agit d’une question de dignité et d’humanité ; de traitement équitable vis à vis de ceux qui font le « sale boulot » chez Molina 5. Il est pour le moins paradoxal de constater que la seule chose qu’un entrepreneur de l’entreprise Summar Productividad (Carton de Colombia S.A.) désire, c’est de partir en vacances, car, en définitive, on ne sait pas s’il reviendra ou même s’il aura laissé un peu de sa jeunesse et de ses forces dans cette entreprise.
Sintracarcol, fidèle à la défense des droits des travailleurs et au respect de ses principes, en accord de manière responsable, réaliste et solidaire avec nos camarades sous CDD, élève une protestation contre la politique qui règne dans Molino 5, qui viole le droit au travail de ces camarades. Par conséquent, nous exigeons que les administrateurs de Carton de Colombia S.A., à Barranquilla, rendent leur dignité à ces camarades et à leurs foyers.
C’est simple Monsieur Ernesto Trinidad, c’est à vous de donner les outils nécessaires pour que chacun puisse vivre avec dignité. Nous savons que si tel est le cas, ce sera gagnant-gagnant, puisque cette main d’œuvre est prête à donner son temps et son travail pour la fabrication du papier.
« Le travailleur a plus besoin de respect que de pain. » Karl Marx