Intersyndicale Fibre Excellence CGT / FO / CFDT
M. le premier Ministre, M. le ministre de l’Industrie, il y a urgence !
2 avril 2026
• Montreuil, le 2 avril 2026
À l’approche de la mise en redressement judiciaire, dont l’échéance arrive à grands pas, l’intersyndicale demande à être reçue en urgence par le Premier ministre ainsi que par le ministre de l’Industrie.
À ce jour, nous ne constatons aucune avancée concrète dans la situation. L’actionnaire sollicite une revalorisation du prix du MWh afin de pouvoir continuer à soutenir les activités du groupe en France. Le CIRI indique que cette demande n’est pas envisageable, ce qui a conduit l’actionnaire à déposer un recours auprès de l’État.
Dans ce contexte, nous ne pouvons pas nous satisfaire de déclarations évoquant la recherche d’un éventuel repreneur. Quel investisseur serait prêt à s’engager avec le modèle économique actuel ? Qui accepterait de reprendre ces activités sans une indexation du prix du MWh sur celui du bois ?
Malheureusement, les récents exemples de reprises industrielles en France se sont soldés par des échecs : la papeterie de Condat, Brandt ou encore Chapelle Darblay. Ces précédents renforcent nos inquiétudes. Dans le cadre du droit d’alerte, le rapport d’expertise met clairement en évidence l’augmentation continue du prix du bois depuis quatre ans. Fibre Excellence paie son bois plus cher plus que les autres acteurs du marché. Le tarif du MWh n’est plus adapté à la réalité économique.
Madame Delga, présidente de la Région Occitanie, et Monsieur Bacchi, sénateur des Bouches-du-Rhône, ont d’ores et déjà interpellé le Premier ministre. À l’instar de ces démarches, l’intersyndicale demande, dans les plus brefs délais, l’organisation d’une réunion ministérielle réunissant le groupe Fibre Excellence, les représentants de l’intersyndicale ainsi que les Régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Fibre excellence est le seul producteur de pâte à papier marchande en France, détenteur d’un véritable savoir-faire industriel essentiel pour la souveraineté de notre pays.
À terme, c’est toute l’industrie papetière qui est menacée et cela n’est pas acceptable.
L’intersyndicale FE


